CALENDRIER DE L’AVENT
Que deviennent-ils ? Que
deviennent-elles ?

Samedi 13 décembre – Jour 13 

À l’occasion du calendrier de l’Avent, Spot Gym vous propose de retrouver celles et ceux qui ont raccroché les maniques. Une série de 24 interviews exclusives à découvrir chaque jour dans notre espace Premium. Pour ce treizième jour de décembre, prenons des nouvelles de Dimitri Florent, ancien international français passé par le CREPS de Bourges, le pôle de Lyon et celui d’Antibes.

Spot Gym : On peut voir sur tes réseaux que tu t’es lancé dans la photo et la vidéo, peux-tu revenir sur la manière dont s’est opérée cette reconversion ? 

Dimitri Florent : Ça fait maintenant un peu plus d’un an que j’ai arrêté la gym et que je me suis vraiment consacré à 100% à la vidéo et à la photo. Je fais beaucoup plus de vidéos que de photos, même si je fais les deux.

Tu as créé ta société ? Tu es salarié dans une société ?

J’ai officiellement lancé mon auto-entreprise il y a un an et, pour une première année, je me suis vraiment bien débrouillé. J’ai décroché de beaux contrats, j’ai travaillé sur des projets très variés, et je suis vraiment content. C’est très encourageant pour la suite, d’autant plus que c’est un domaine qui me passionne énormément. Ce métier permet de faire plein de rencontres, de collaborer sur des projets différents et de découvrir des profils très variés. C’est vraiment cool, c’est un très beaucoup métier. Et j’ai eu la chance de décrocher déjà de très belles collaborations.

Lesquels par exemple ? 

J’ai eu l’opportunité de travailler avec Red Bull, L’Oréal et Rockwool, Biogroup et d’autres entreprises. Je m’occupe également de la communication de deux restaurants sur Lyon : Astral Restaurant et ART Restaurant. Et en parallèle, je fais aussi plein de choses. Les journées ne se ressemblent pas et c’est ce qui me plaît.

Comment en es-tu venu à faire de la vidéo et de la photo ? As-tu suivi une formation ? Ou as-tu appris de manière autodidacte ? 

J’ai vraiment commencé il y a 3 ans. Depuis toujours, en tant que gymnaste, on est habitué à faire un peu de vidéos de nos mouvements, on voit passer des photos, et ça m’a donné envie de m’intéresser à ce domaine là. En parallèle de la gym, j’ai commencé à travaillé sur quelques projets différents, j’ai fait des mariages, des shoothings, et dès que j’avais du temps disponible, je m’y consacrais. C’est à ce moment-là que je me suis dit que je voulais en faire mon métier. Ensuite, j’ai fait une formation en ligne qui était très complète, et sinon j’ai tout appris de manière autodidacte, sur le terrain, et avec l’aide d’un ami très proche aussi.

Avant tu étais gymnaste, tu es sorti du circuit sans communiquer sur le sujet. Peux-tu revenir sur les raisons de cet arrêt ?

J’ai arrêté en octobre 2024. Je ne sais pas trop par où commencer…

On va revenir un peu en arrière. En 2022, tu chutes à la barre fixe à l’entraînement te blessant lourdement aux cervicales.

Oui c’est ça, et finalement tout part de là. C’est la chose la plus douloureuse qui me soit arrivé pendant ma carrière. Mi 2022, je me blesse donc aux cervicales, je frôle le pire, et j’ai mis à peu près un an avant de me remettre à fond. Pendant un moment, j’avais la tête dans le guidon à l’entraînement et aux compétitions. Même si 6-7 mois après l’opération, j’avais pu rematcher un peu, mais je n’arrivais pas à retrouver les sensations à 100%, je n’avais pas envie de me cramer trop vite. Et puis, un an après la blessure, en novembre 2023, je reviens bien à la revue d’effectifs, je termine 2ème et me qualifie pour les championnats de France élite. En Top 12, tout se passe bien, je fais tous les agrès, je gagne des duels, c’est vraiment une bonne saison.  Et aux championnats de France élite, je fais aussi une super compétition avec une 7ème place au concours général et je gagne à la barre fixe.

Une année qui te redonne un peu d’espoir pour la suite donc ?

On pourrait croire mais finalement pas forcément, car en réalité, ça a été une année un peu compliquée car je me posais pas mal de questions sur l’après. J’avais toujours énormément mal au cervical. Le matin en me réveillant, à l’entraînement, le soir en me couchant. J’avais des douleurs qui était de plus en plus gênantes dans ma pratique et je me demandais si ça allait finir par passer. Je demandais si j’allais réussir à partir sur un nouveau cycle olympique de 4 ans. Et ce qui était le plus dur, c’était que malgré tous ces doutes, j’arrivais quand même à performer en compétition, j’avais retrouvé l’équipe de France aussi. Tout ça, faisait du bien au moral, mais je n’arrivais pas à me débarrasser de tous mes doutes, et de toutes mes questions laissées sans réponse. En plus, à cette période-là, j’avais pour projet de descendre m’installer dans le sud, j’était de plus en plus intéressée par la vidéo, et j’avais envie d’y consacrer de plus en plus de temps.

Et c’est là que tu as décidé d’arrêter ?

Pas tout de suite. J’ai d’abord voulu me laisser une chance. Suite à mes bons résultats sur la saison 2023-2024, mon entourage m’a encouragé à continuer et ça m’a donné envie de continuer. Je me disais qu’il me restait encore peut-être quelque chose à faire. J’ai donc déménagé dans le sud et j’ai intégré le pôle d’Antibes au mois d’août.

Comment s’est passée cette période antiboise ?

Très bien. C’était super. J’étais entraîné par Rodolphe Bouché, le groupe était top, un bel état d’esprit, mais je n’arrivais pas à suivre le rythme à cause de mes douleurs aux cervicales. Et moralement, ça devenait de plus en plus dur. J’étais obligé de ralentir le rythme alors que les autres gyms étaient déjà en train de passer la quatrième. Et en fait, j’en avais marre de devoir avoir des entraînements aménagers à cause des mes cervicales, moralement ça devenait de plus en dur, j’étais sûr de ne pas vouloir repartir sur un cycle olympique de 4 ans, et j’ai décidé d’arrêter en octobre. Je me suis rendu compte que j’étais arrivé au bout des choses. Qu’il était temps pour moi de tirer un trait sur tout ça. J’étais arrivé à bout physiquement et moralement.

Pas de regret d’avoir arrêté ?

C’est marrant parce que beaucoup de personnes me demandent si je regrette, si la gym me manque, et honnêtement, ça ne me manque pas du tout. Je pense que c’était la bonne décision à prendre. C’était le moment de le faire. Et la nouvelle vie qui s’est ouverte à moi me convient parfaitement, alors je ne peux pas avoir de regret.

En plus, tes débuts professionnels se passent bien, on imagine que ça conforte dans l’idée de te dire que le choix était le bon ?

Exactement. Et puis quand on sort un peu du domaine de la gym, on s’ouvre beaucoup plus vers le monde extérieur, on sort de notre bulle, on découvre plein de choses, et c’est juste ce dont j’avais besoin !

Depuis ton arrêt, tu es remonté un peu sur les agrès ?

Un tout petit peu. Je suis retourné 2-3 fois dans un gymnase, j’ai fait un peu de fast-track, un peu de barres, un peu de sol, un peu d’accro et en fait, c’est comme le vélo, ça ne se perd pas ! Mais c’était vraiment pour le plaisir, avec quelques amis. Sinon je cours, je fais du Trail et j’adore skier.

Donc plus de gym, mais le sport occupe toujours une place importante dans ton quotidien ? 

Oui, je vais un peu à la salle de muscu de temps en temps mais sinon je fais beaucoup de course à pied et j’ai fait mes premiers trails cette année sur 21-22 kilomètres. Une grande première. L’objectif maintenant est d’aller chercher des longues distances sur des trails type 70 km. Et puis sinon en étant sur Lyon, comme on est pas loin des montages, j’adore aller skier en hiver et faire des randonnées au printemps, en été et à l’automne. Il y a vraiment plein de choses à faire autour de Lyon, j’en profite.

Quand tu as arrêté la gym tu étais sur Antibes, ça faisait quelques mois que tu t’y étais installé, et tu as finalement décidé de retourner sur Lyon ? 

Oui, d’un point de vue professionnel il y a beaucoup plus d’opportunités sur Lyon et c’est plus central. En plus, j’avais tout mon entourage proche sur Lyon, alors que sur Antibes, je n’avais pas pris mes marques. Et donc au lieu de tout recommencer à zéro sur Antibes, j’ai préféré remonter sur Lyon.

On te sent épanoui ? Bien dans tes baskets ? 

Franchement oui ! Je m’épanouis dans tout ce que je fais. Je travaille dans un domaine qui me passionne, dans une ville où j’adore vivre. J’adore ma vie et je me rends compte que j’ai arrêté la gym au bon moment.

Propos recueillis par Charlotte Laroche 

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