De retour dans le Top 12 mondial, les Français ont franchi une nouvelle étape dans leur reconstruction. Pour Thierry Aymes, entraîneur national de l’équipe de France de gymnastique artistique masculine, ce résultat récompense près de deux années de travail et une dynamique collective qui dépasse les seuls gymnastes sélectionnés. Augmentation des difficultés, exécution, concurrence et perspective olympique, il détaille les fondements du projet et les progrès encore nécessaires.

Anthony Mansard et Thierry Aymes, l’entraîneur national. Photo Anh Viet Chau / Spot Gym

Spot Gym : Quel bilan faites-vous de ces Championnats du monde et du retour de la France dans le Top 12 mondial ?

Thierry Aymes : Notre objectif était de revenir dans les quatorze premières équipes et, surtout, de voir où nous nous situions. Nous sommes dans le bon wagon. Le bilan est positif parce que cela fait presque deux ans que les garçons travaillent beaucoup et que nous avons changé de nombreuses choses. Il y a une très bonne dynamique d’équipe et je pense que c’est vraiment ce qui fait la différence. Mais la qualification olympique se jouera l’année prochaine. Rien n’est acquis. Nous savons qu’il reste beaucoup de travail.

Au-delà du classement, qu’avez-vous retenu de la compétition des Français, agrès par agrès ?

Nous avons très bien commencé au saut. C’est une bonne entrée en compétition, surtout qu’on passait dans la première subdivision et on sait qu’au début d’une compétition, les juges prennent leurs repères et les notes peuvent être un peu plus serrées. Réussir à retrouver le Top 12 dans ces conditions, c’est positif. Mais nous avons laissé des points sur plusieurs agrès, avec des erreurs, mais aussi des fautes d’exécution qui, mises bout à bout, pèsent lourd. Le classement est positif mais nous avons encore une marge de progression importante.

Après le saut, vous avez poursuivi aux barres parallèles, où se situent les principales pertes de points ?

Leeroy (Traoré-Malatre) tombe et Kevin (Carvalho) commet également une grosse erreur sur un élément à l’appui renversé avec un bras qui fléchit. Rien que sur cet élément, il perd environ un point et demi. Nous l’attendions autour de 14 points à cet agrès mais nous connaissons son potentiel à cet agrès. À cause de sa blessure au doigt, Anthony (Mansard) a dû alléger son programme de quatre dixièmes.

Dans l’ensemble, il faudra augmenter les notes de départ à l’avenir. Ici à Rotterdam, nous avions des mouvements à 4.7, 5.0 et 5.4, l’objectif est d’avoir au moins trois gymnastes capables de présenter une difficulté de 5.4. Cela doit nous permettre de renforcer notre potentiel collectif.

Vous souhaitez lire la suite de cet article Premium ?

Déjà abonné ? Je me connecte ci-dessous.
Pas encore abonné ? Je m'abonne pour 2,99€/mois.

Article précédentDes médailles historiques sur le deuxième jour des finales aux Mondiaux de Rotterdam

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'inscrire votre commentaire !
Merci d'indiquer votre nom