Ce samedi 8 août, Maxime Querry s’est élancé d’Orléans pour un périple d’environ 750 kilomètres à vélo jusqu’à Bordeaux, en passant notamment par Nantes et La Rochelle. Un défi qu’il espère boucler en quatre à cinq jours, avec un objectif qui dépasse largement la performance sportive : donner de la visibilité à Rebond Médullaire, une association créée à la suite de l’accident de Tristan Canaud, un gymnaste originaire de Mérignac, devenue tétraplégique après une lourde chute à la barre fixe.

D’Orléans à Bordeaux, en passant par Nantes, les Sables-d’Olonne, La Rochelle ou encore Royan. 750 kilomètres à vélo, à boucler en 4 ou 5 jours, pour la bonne cause. C’est le défi que s’est lancé Maxime Querry, ancien gymnaste orléanais passionné de vélo.
L’idée est née un peu plus d’un an auparavant. S’il le connaissait déjà de nom, Maxime rencontre Tristan Canaud aux championnats de France universitaires, au printemps 2025. Tristan, devenu tétraplégique à la suite d’une lourde chute à la barre fixe en janvier 2024, explique à Maxime qu’il vient de lancer son association avec sa famille, Rebond médullaire, afin de soutenir les sportifs touchés par un traumatisme de la moelle épinière. Maxime, lui, aime depuis longtemps les défis à vélo et envisage de se lancer dans un nouveau périple. Les deux projets finissent par se rejoindre. “J’ai toujours voulu faire un grand périple, confie-t-il, mais rouler pour une cause, ça m’a encore plus motivé.”
Quelques mois après cette discussion, en octobre 2025, Maxime se lance dans un premier défi et relie Orléans à Belfort. Environ 500 kilomètres parcourus en 22 heures afin de parler de Rebond Médullaire dans une région où l’association était encore relativement peu connue. Un premier voyage qui lui donne envie d’aller plus loin, alors il se lance rapidement dans la mise en place d’un nouveau défi. Cette fois, il a choisi de prendre la direction de l’ouest de la France, où l’association compte davantage d’adhérents et où il pourra également aller à la rencontre de certaines personnes qui la soutiennent.
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La gym et le vélo comme fils conducteurs

Maxime Querry est entré pour la première fois dans une salle de gymnastique alors qu’il n’avait que deux ou trois ans. Après ses premières compétitions à Saverne, en Alsace, il rejoint la SMO, à son arrivée à Orléans en 2006. Il y poursuit sa carrière de gymnaste pendant de nombreuses années, principalement en Nationale A. S’il ne matche plus aujourd’hui, il n’a jamais réellement quitté les gymnases. Ancien entraîneur, juge de niveau 4 depuis 2011, membre du comité et du bureau de son club, il reste très impliqué à la SMO et juge régulièrement sur des compétitions nationales, notamment en Top 12. “La gym, c’est ma passion numéro un”, sourie-t-il.
Mais à côté de la gymnastique, il développe une deuxième passion. Son histoire avec le vélo débute auprès de son grand-père. Ce dernier avait commencé le cyclisme à 40 ans, après un simple pari lancé par ses collègues de travail. Il devait venir travailler à vélo plutôt qu’en mobylette, alors qu’une trentaine de kilomètres séparaient son domicile de son lieu de travail. Le pari finit par devenir une passion. C’est avec lui que Maxime apprendra à faire du vélo, avant de partager ses premières longues sorties avec son père à l’adolescence, notamment dans les cols des Vosges.
Même s’il s’en éloigne durant ses études, l’envie de rouler ne disparaît jamais complètement. En 2016, il réalise un premier périple de près de 1 500 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé en trois semaines, en reliant plusieurs villes du Tour de France. Il reprendra quelques années plus tard le vélo plus régulièrement. Un sport dans lequel il retrouve certaines sensations connues en gymnastique, mais aussi une tout autre forme de liberté. “L’avantage du vélo, c’est qu’on voit beaucoup de paysages. Ça permet aussi de se retrouver un peu seul, de réfléchir, de se poser des questions, de lancer des projets.”
Faire voyager le nom de Rebond Médullaire

Ce samedi, Maxime a donc quitté Orléans, à l’aube, en direction de Blois, avant de poursuivre son parcours le long de la Loire jusqu’à Nantes. Il rejoindra ensuite la côte Atlantique et prendra la direction des Sables-d’Olonne, de La Rochelle, puis de Bordeaux. Son premier objectif sera d’atteindre Nantes dès dimanche. Ensuite, il poursuivra sa route pour atteindre Bordeaux, il l’espère, au plus tard mercredi.
Un défi qu’il partagera, entre Orléans et Tours, avec deux amis issus du milieu de la gymnastique : Grégory Dot, le papa de l’ancienne GR Ainhoa Dot Espinosa membre de l’ensemble France aux Jeux de Paris 2024, entre Orléans et Blois, puis Pierre-Yves Bény, ancien gymnaste international français membre de l’équipe olympique aux Jeux d’Athènes en 2004 et de Londres en 2012, entre Blois et Tours. Il sera également possible de suivre sa progression grâce à un système de géolocalisation en direct. Une manière d’embarquer avec lui ceux qui ne pourront pas monter sur le vélo. Mais au-delà de suivre son avancée jour après jour, Maxime espère surtout que ce périple permettra d’attirer l’attention sur l’association et son projet. Car derrière les 750 kilomètres et les heures passées sur son vélo, le défi reste avant tout une bonne occasion de faire circuler le nom de Rebond Médullaire un peu plus loin.
Afin de soutenir l’association, Rebond Médullaire, une collecte a été mise en place sur HelloAsso.





