D’Agen à Saint-Étienne, en passant par Boulazac, Taïna Virlogeux n’a jamais compté les kilomètres pour poursuivre son rêve de gymnastique à haut niveau. À 13 ans, la jeune gymnaste du Pôle de Saint-Étienne continue de grandir dans un sport qui l’anime au quotidien, malgré les coups durs qui ont parfois ralenti sa progression, sans jamais entamer sa détermination ni sa bonne humeur communicative. C’est notre portrait de la semaine.

Il y a chez Taïna Virlogeux une énergie qui ne demande qu’à s’exprimer. Sur les praticables, elle se lit dans chacun de ses mouvements. Dans cette manière qu’elle d’occuper l’espace sans jamais en faire trop. Dans ses sourires et ses yeux qui pétillent. Une énergie qui fait qu’on la remarque. Qu’elle se démarque. Et puis, il y a Taïna lorsqu’elle quitte le gymnase. Même spontanéité. Même enthousiasme. À l’heure d’évoquer son parcours, la jeune gymnaste du Pôle de Saint-Etienne ne se fait pas prier. Les mots viennent facilement. Les éclats de rire aussi. Un peu timide, au début, mais finalement vite à l’aise. Elle parle. Écoute. Raconte. Se confie. Simplement. Passionnément.
Taïna grandit à Astaffort, petite commune nichée à la frontière du Lot-et-Garonne et du Gers, à quelques kilomètres d’Agen. Elle a trois ans lorsqu’elle découvre la gymnastique au club des Patriotes Agenais. Au départ, elle commence par la babygym avant de basculer rapidement dans un groupe d’entraînement qui lui ouvre les portes des compétitions. La gymnastique prend alors progressivement davantage de place. Ça tombe bien, c’est ce qu’elle aime. En CM1, elle change même d’école pour se rapprocher du gymnase et continuer de s’entraîner encore un peu plus. “Anne-Sophie (Florent), mon entraîneur à Agen, venait nous chercher à l’école pour nous amener directement à l’entraînement. J’adorais enchaîner les journées d’école avec la gym” , sourit-elle. Un détail qui en dit déjà long sur l’importance de la gymnastique dans son quotidien. Et ce n’était que le début.
Grâce à sa tonicité et ses qualités physiques, elle commence alors à apparaître dans les radars du dispositif régionale de la Nouvelle-Aquitaine. Avec Kélia N’Diaye, l’une de ses partenaires d’entraînement, elle est rapidement identifiée comme l’une des jeunes gymnastes susceptibles de poursuivre vers le haut niveau. Mais pour aller plus loin, il faut aussi augmenter le volume d’entraînement. Alors, en CM2, elle part s’entraîner à Boulazac. “Avec Anne-Sophie Florent, on avait vu qu’elle avait des prédispositions, qu’elle était très motivée aussi, et sur son année du CM2, on a décidé de la basculer sur le club formateur de Boulazac pour lui permettre d’augmenter son volume d’entraînement” , explique Jean-François Bonvallet, son entraîneur à Boulazac. Parce qu’immédiatement, les qualités de Taïna ont sauté aux yeux. “Elle était déjà explosive petite, dynamique, tonique, avec une vraie vitesse d’exécution. Physiquement, elle était faite pour la gym” , poursuit le responsable technique GAF du club dordonnais. “Et puis, c’est une rêveuse, c’est aussi une qualité chez elle. Elle a cette fraîcheur qu’elle dégage et qui la caractérise depuis petite et qui fait qu’elle est une très bonne coéquipière.”
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