Notre tour des clubs nous emmène à Colomiers, en Haute-Garonne, à une vingtaine de minutes de Toulouse. Licenciée au club depuis 2023, Sarah Ardrino vient de participer à sa première compétition internationale avec l’équipe de France. Une gymnaste méconnue du grand public qui a construit son histoire jour après jour, aussi discrètement que sérieusement. Qui est-elle ? Quelle est son histoire ? Son parcours ? Présentation.

Derrière les murs du complexe sportif Capitany de Colomiers, l’histoire de Sarah Ardrino, 18 ans, se construit depuis trois ans. Une histoire comme on en fait peu, fruit d’une succession de pièces emboîtées soigneusement les unes après les autres, mois après mois, sans bruit.

Originaire des Landes, à quelques encablures de l’océan Atlantique, Sarah Ardrino découvre la gymnastique vers l’âge de 8 ans, au club Jeanne d’Arc de Dax. Si elle commence d’abord par la danse, la gym s’impose rapidement comme une évidence. « Avant, je faisais de la danse, mais ma soeur faisait de la gym et j’ai eu envie d’essayer. Ça m’a tout de suite plu« , raconte-t-elle.

À Dax, un club affilié FSCF, elle s’entraîne une dizaine d’heures par semaine. À l’époque déjà, la jeune passionnée laisse rapidement entrevoir un gros potentiel. « Elle était jeune quand je l’ai entraînée mais elle avait déjà énormément de talent » , se souvient Mélanie Daule, son ancienne entraîneure. « Elle travaillait tout le temps, il fallait même lui dire d’arrêter parfois (Rires). »  Très discrète et introvertie, son sérieux et sa motivation impressionnent. « Elle ne loupait jamais un entraînement, elle ne vivait que pour la gym. On voyait qu’elle était au-dessus » , complète la coach dacquoise.

Dès ses années en catégorie benjamine, elle domine les compétitions FSCF. Ensuite, les titres s’enchaînent et elle remporte titres nationaux et finales par agrès. Mais Sarah aspirait à autre chose, et l’envie de progresser encore plus et de se confronter au haut-niveau apparaît. Elle a les qualités pour mais c’est un univers qu’elle ne connaît pas. Mélanie, sa coach à Dax, ancienne gymnaste à Oyonnax, la met alors en relation avec son ancien club. « Elle a pu matcher en DN, ce qui lui a permis d’avoir un premier aperçu des compétitions FFG. Elle était dans son élément » , sourit-elle. Quelques mois plus tard, Avoine communique sur l’organisation d’une journée détection, et Sarah décide de passer des tests. Elle est acceptée et en septembre 2022, à son entrée en Troisième, elle rejoint le prestigieux club d’Indre-et-Loire.  Il était trop tard pour entrer en pôle et le club avoinais lui permettait de côtoyer cet univers du haut-niveau qu’elle avait « envie de découvrir », explique-t-elle.

Sarah à ses débuts aux côtés de Mélanie Daule, sa coach à Dax. Photo DR

Vous souhaitez lire la suite de cet article Premium ?

Déjà abonné ? Je me connecte ci-dessous.
Pas encore abonné ? Je m'abonne pour 2,99€/mois.

Article précédentDTB Pokal Team Challenge de Stuttgart (2026) : les résultats complets
Article suivantOnze nouvelles gymnastes qualifiées pour les championnats de France élite

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'inscrire votre commentaire !
Merci d'indiquer votre nom