Le ministère des Sports classe sans suite la procédure visant Véronique Legras-Snoeck

Selon une information de L’Équipe, le ministère des Sports a classé sans suite la procédure disciplinaire ouverte en 2023 à la suite d’un reportage de Stade 2 visant l’ancienne directrice du haut niveau féminin, Véronique Legras-Snoeck.

Véronique Legras-Snoeck lors de la conférence de presse précédant le départ des équipes de France pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Photo d’archives Mohamed Khenissi / Spot Gym

L’affaire remonte à mai 2023. Dans un reportage diffusé dans Stade 2, six anciennes gymnastes françaises avaient témoigné de violences physiques et psychologiques subies au cours de leur carrière. Quelques mois plus tard, en octobre 2023, la commission de discipline de la Fédération française de gymnastique (FFG) prononçait un blâme à l’encontre de Véronique Legras-Snoeck. Parallèlement, une enquête administrative était ouverte par l’État.

Classement sans suite

En 2024, l’ancienne directrice du haut-niveau GAF avait été blanchie une première fois par la cour disciplinaire d’appel de la fédération. Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative a, de son côté, prononcé sa décision en ce mois de mai 2026, soit trois ans après la sortie du reportage, classant sans suite la procédure engagée à son encontre.

Dans un courrier partagé par L’Équipe, il est écrit : « Les accusations à votre encontre étaient portées par d’anciennes gymnastes qui ont été écartées des sélections auxquelles elles aspiraient. Vous aviez, en réponse, produit une vingtaine de témoignages à décharge. (…) L’hypothèse d’une instrumentalisation de la procédure disciplinaire dans le cadre de conflits sous-jacents entre certains clubs et la fédération ne pouvait être écartée. (…) Après instruction des éléments à charge et à décharge, je vous informe du classement sans suite de votre dossier. »

Pour rappel, dans le même dossier, Éric Demay, ancien entraîneur national également visé par le reportage, avait été sanctionné. La commission avait notamment décidé de lui interdire « de participer à l’organisation et au déroulement des compétitions sportives organisées ou autorisées par la Fédération jusqu’au 31 août 2024, le retrait de sa licence pendant cette durée, et une interdiction d’être licencié à nouveau à la Fédération pour 2 ans à compter du 1er septembre 2024, avec sursis. »

Une parole qui s’est libérée

Au-delà de la décision du ministère, cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de libération de la parole dans le sport français. Depuis plusieurs années, de nombreuses gymnastes ont choisi de témoigner publiquement des violences physiques et psychologiques subies au cours de leur carrière, contribuant à faire émerger un débat de fond sur les méthodes d’entraînement et l’encadrement dans la discipline. Des prises de parole, longtemps restées silencieuses, qui ont permis de mettre en lumière certaines dérives et de participer à une évolution des mentalités.

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