Kaylia Nemour : les liaisons, bien à propos

Kaylia Nemour. Photo Damien Lecatelier

Vingt-sept, c’est le nombre record de secondes qu’il a fallu à Kaylia Nemour pour obtenir une Note D stratosphérique aux barres, lors du RomGym Trophy à Bucarest. Un potentiel à 7,4, une note finale à 15,667. Elle a affolé les compteurs à quelques jours de l’ouverture des Jeux Olympiques, avec un mouvement tout en souplesse, en délicatesse, et en liaison.

Ce qui surprend lorsqu’on voit le mouvement de Kaylia Nemour est qu’elle ne réalise que deux bascules ATR alors que la plupart des prétendantes à une finale olympique en présentent quatre ou cinq.

Réduire le nombre d’éléments, notamment d’éléments « parasites » (un soleil, une bascule ATR) limite les déductions. Raccourcir le mouvement permet aussi de passer moins de temps sur l’agrès et limiter le risque de chute, et enchainer les éléments est une prise de risque importante, mais contrôlée, maitrisée et répétée.

Enchainer les difficultés, s’engager sur un mouvement intense, n’est pas donné à tout le monde, il faut pour cela une condition physique exceptionnelle, un engagement au quotidien sur l’agrès et un « feeling » remarquable.

Vous souhaitez lire la suite de cet article Premium ?

Déjà abonné ? Je me connecte ci-dessous.
Pas encore abonné ? Je m'abonne pour 1€/mois.

Article précédentLorette Charpy, une préparation olympique marquée par les blessures
Article suivantChampionnats absolus d’Italie : Alice D’Amato en or au concours général, l’équipe olympique dévoilée
Membre de l'association des Femmes Journalistes de Sport

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'inscrire votre commentaire !
Merci d'indiquer votre nom