European Gymnastics valide le retour des Russes et des Biélorusses

Angelina Melnikova. Photo Maxime Curnillon / Spot Gym

Réunie mardi 28 juillet en Assemblée générale extraordinaire, European Gymnastics a officiellement décidé de suivre la position de World Gymnastics et de lever les principales restrictions visant les délégations russes et biélorusses. Certaines mesures restent toutefois en vigueur, notamment selon la législation des pays organisateurs, tandis qu’aucune compétition européenne ne pourra être attribuée à la Russie jusqu’à nouvel ordre.

Le retour des gymnastes russes et biélorusses dans les compétitions européennes est désormais acté. Réunie virtuellement mardi 28 juillet, European Gymnastics a ratifié la décision prise le 23 mai dernier par son Comité exécutif de s’aligner sur la position de World Gymnastics. Au total, 46 fédérations membres ont participé à cette Assemblée générale extraordinaire et les propositions soumises au vote ont obtenu la majorité requise.

Cette réunion était particulièrement attendue. Le 18 mai dernier, World Gymnastics avait décidé de lever l’ensemble des restrictions imposées aux athlètes, entraîneurs et officiels russes et biélorusses. Ils étaient jusqu’alors autorisés à prendre part aux compétitions internationales uniquement sous statut neutre et sous réserve de respecter plusieurs critères d’éligibilité. Dans la foulée, le Comité exécutif d’European Gymnastics avait voté en faveur d’un alignement sur cette nouvelle position. Mais onze fédérations européennes (Allemagne, Autriche, Danemark, Estonie, Finlande, Grande-Bretagne, Liechtenstein, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse) avaient demandé que la question soit débattue lors d’une Assemblée générale extraordinaire, empêchant une application immédiate de la décision. La réunion du 29 juin avait finalement été ajournée afin de laisser davantage de temps aux fédérations pour examiner la situation.

Les pays hôtes auront le dernier mot

European Gymnastics appliquera également l’approche transitoire adoptée par le Comité exécutif de World Gymnastics. Celle-ci concernera les compétitions européennes dont l’organisation avait été attribuée avant le 28 juillet 2026. Ce dispositif vise les pays hôtes dans lesquels des mesures gouvernementales contraignantes limiteraient la participation ou l’utilisation des symboles nationaux russes et biélorusses. Ces restrictions devront être officiellement communiquées par écrit par une institution gouvernementale.

Dans ce cas, la Russie et la Biélorussie pourraient ne pas être autorisées à concourir en équipe, les drapeaux de la Russie ou de la Biélorussie seraient remplacés par celui de World Gymnastics, tandis que les hymnes nationaux laisseraient place à une musique neutre choisie par la fédération internationale, comme il était d’usage depuis le retour des athlètes sous drapeau neutre. Les codes pays, symboles nationaux, emblèmes d’État et autres signes d’identification officiels ne pourront ainsi pas non plus être utilisés. Une solution spécifique devra alors être déterminée avec chacun des pays organisateurs concernés.

European Gymnastics a par ailleurs précisé que, jusqu’à nouvel ordre, aucune compétition placée sous son autorité ne devra être attribuée ou organisée en Russie. Les représentants du gouvernement ou de l’État russe ne devront pas non plus être invités lors des événements européens.

En revanche, l’Assemblée générale extraordinaire a approuvé le retour immédiat dans leurs fonctions des représentants de la Fédération russe de gymnastique et de l’Association biélorusse de gymnastique élus au sein des instances d’European Gymnastics.

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