Emily Halifax, Alexis Jandard, les soeurs Jade et Naïs Gillet, Madeleine Bayon ou encore Juliette Landi, pour ne citer qu’eux, tous sont passés par une discipline gymnique avant de se tourner vers le plongeon. Alors que les championnats d’Europe ont débuté ce vendredi à Paris, Clémence Monnery, entraîneure nationale de l’équipe de France de plongeon, revient sur les nombreuses passerelles qui existent entre ces deux univers.

Spot Gym : Plusieurs anciens gymnastes ont décidé de se tourner vers le plongeon, en quoi le plongeon peut-il représenter une bonne reconversion pour un athlète venant d’une discipline gymnique ? 
Clémence Monnery : La gymnastique et le plongeon ne sont pas identiques, mais les deux disciplines nécessitent de nombreuses qualités communes : le placement, la souplesse, la coordination, l’explosivité et, bien sûr, les capacités acrobatiques. Il existe néanmoins deux grandes différences. La première concerne les trajectoires. En plongeon, nous utilisons une plateforme ou un tremplin et le plongeur doit s’éloigner suffisamment du point de départ, avec une trajectoire parabolique. La seconde est l’entrée dans l’eau par la tête. Hormis ces particularités, les deux disciplines restent assez proches. En France, nous parvenons à former assez rapidement un gymnaste au plongeon. Il faut généralement entre une et deux années pour intégrer une équipe de France, chez les jeunes ou les seniors.

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