La Fédération roumaine de gymnastique a publié ce vendredi un communiqué concernant la situation de l’entraîneuse roumaine Camelia Voinea, actuellement visée par une procédure disciplinaire.

Depuis plusieurs mois, la gymnastique roumaine est secouée par plusieurs accusations visant directement Camelia Voinea, mère et entraîneuse de Sabrina Maneca-Voinea. Plusieurs gymnastes et membres du staff ont dénoncé des comportements inappropriés ainsi qu’un climat de travail toxique au sein de l’équipe nationale féminine. En octobre dernier, après les championnats du monde de Jakarta, la gymnaste Denisa Golgota avait accusé Camelia Voinea de harcèlement psychologique et d’intimidation. Elle affirmait avoir subi des pressions psychologiques répétés et des menaces verbales très violentes. D’autres gymnastes roumaines, comme Mara Ceplinschi ou encore Anamaria Mihaescu auraient également déposés des plaintes similaires auprès de la Fédération roumaine selon plusieurs médias roumains.
Après une première phase d’analyse menée par la commission de discipline, la Fédération roumaine estime que les éléments du dossier nécessitent désormais « une analyse judiciaire et spécialisée » de la part des autorités compétentes de l’État. Le comité exécutif a ainsi validé la transmission du dossier aux institutions concernées et décidé de suspendre la procédure disciplinaire jusqu’à la fin de l’enquête.
Parallèlement, des mesures administratives provisoires ont été prises. La fédération a annoncé la suspension de Camelia Voinea « de toutes les activités menées sous les auspices de la Fédération roumaine de gymnastique » durant la durée des investigations.
La Fédération roumaine rappelle toutefois respecter « le principe de la présomption d’innocence » jusqu’à l’issue de la procédure judiciaire, tout en soulignant la nécessité d’une analyse « juste et objective ». Dans son communiqué, la fédération précise également que « la performance sportive doit être soutenue par un environnement basé sur le respect, l’équilibre, la responsabilité et la protection des athlètes », tout en insistant sur l’importance de renforcer les mécanismes de prévention, de protection et d’intervention dans le sport de haut-niveau, estimant que « la performance ne peut pas fonctionner dans un climat basé sur la peur, l’humiliation ou une pression poussée au-delà des limites ».





