Elles sont montées sur la plus haute marche du podium lors des championnats de France par unités de gymnastique acrobatique organisés à Cognac le week-end dernier, mais au-delà de leur titre national, Emy Pires, Chiara Fiard et Paulina Perd ont surtout marqué l’histoire de leur discipline en réalisant un élément inédit en France.

Pour comprendre l’ampleur de cette performance, il faut s’intéresser au contenu de leur exercice. Car ce n’est pas seulement leur victoire qui a retenu l’attention mais bien le niveau de difficulté présenté, avec un élément encore jamais réalisé par un trio français.
Les trois Antiboises ont en effet présenté un niveau de difficulté jamais atteint en France, avec un enchaînement comprenant un triple arrière carpé, un triple arrière groupé ainsi que deux full-in. Une composition exceptionnelle qui leur permet aujourd’hui de pouvoir rivaliser avec les meilleures formations internationales.
Si le triple arrière groupé avait déjà fait son apparition dans l’histoire de la gymnastique acrobatique française en avril 2023 grâce au trio rennais composé à l’époque de Lisa Chalopin, Charlotte Fouillard et Tess Le Jeune, Emy Pires, Chiara Fiard et Paulina Perd ont franchi une nouvelle étape en réalisant pour la première fois en France un triple arrière carpé. Un élément qu’elles avaient réalisé une première fois il y a quelques mois lors d’un test national vidéo avant de le présenter en mai dernier lors du tournoi international de Grenade.
Restait à reproduire cet exploit devant le public français. « Tout le monde attendait 12h55 et le passage d’Emy, Chiara et Paulina » , sourit Virginie, entraîneure GAC au club du Femina Sport Monaco et juge internationale. « C’était la première fois qu’un triple arrière carpé allait être réaliser sur le sol français, personne ne voulait le manquer. »
Mais l’exploit ne s’arrête pas là. Car jamais auparavant, un trio féminin n’avait réussi à intégrer dans le même exercice deux triples salto arrière. Une combinaison extrêmement exigeante sur le plan technique, physique et mental, qui témoigne du travail accompli par les gymnastes au quotidien.
À Cognac, Emy, Chiara et Paulina ont donc marqué les esprits. Une performance qui leur a permis de décrocher la médaille d’or, mais aussi (et surtout) d’inscrire leur nom dans l’histoire de la gymnastique acrobatique française.





