
Quatre ans après sa dernière apparition en compétition internationale, la gymnaste russe Angelina Melnikova, qui évoluait sous bannière neutre, a remporté l’or à la poutre et l’argent au sol aux Internationaux de France, organisés ce week-end à l’Accor Arena de Paris Bercy.

Elle n’était plus apparue en compétition internationale depuis les championnats du monde de Kitakyushu, en 2021, où elle avait remporté l’or au concours général, l’argent au sol et le bronze au saut. Mise à l’écart du circuit international depuis mars 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Angelina Melnikova avait obtenu en mars dernier le statut d’athlète neutre, condition indispensable pour retrouver les plateaux de compétition.
Et c’est aux Internationaux de France, rebaptisés Moreau Sport Gym Paris, qu’elle a effectué son retour. Avec une poutre parfaitement négociée, la multi-médaillée internationale a décroché la médaille d’or avant de remporter l’argent au sol, avec toute l’élégance qui la caractérise. Elle termine également cinquième de la finale saut. Seule la finale barres lui avait échappé à la suite de qualifications compliquées marquées par une chute.

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Une présence qui divise
Si ses performances sportives ont fait l’unanimité, sa réapparition en compétition internationale reste toutefois controversée. L’octroi du statut neutre à certains gymnastes russes continue de diviser, notamment en raison du soutien affiché par Angelina Melnikova au gouvernement russe et de son appartenance au CSKA Moscou, club financé par l’armée. L’Ukraine, pourtant initialement annoncée sur la compétition, a d’ailleurs choisi de se retirer du rendez-vous parisien en signe de protestation.
Dans la presse, Iryna Deryugina, présidente de la Fédération ukrainienne de gymnastique, avait en effet condamné il y a quelques mois la décision de la FIG d’accorder le statut d’athlète neutre à certains gymnastes qui avaient affiché leur soutien au gouvernement, déclarant qu’elle envisageait la possibilité de boycotter les compétitions internationales si des écarts par rapport aux critères de neutralité étaient constatés.






L’absence des gymnastes ukrainiens a indéniablement pesé sur ces internationaux qui, par ailleurs, nous ont offert de nombreux frissons et beaucoup de fierté. Il était difficile de ne pas avoir une pensée émue pour l’Ukraine et ses athlètes quand évoluaient à l’Accor Arena les gymnastes « sous statut neutre ».