Anthony Mansard travaille le Def

En partageant une vidéo d’entraînement sur son compte Instagram, Anthony Mansard a remis en lumière le « Def », un lâcher à la barre fixe entré dans le Code de pointage au début des années 1980. Créé par l’ancien gymnaste français Jacques Def avant d’être de nouveau popularisé par Emilie Le Pennec aux Jeux d’Athènes en 2004, cet élément s’est finalement progressivement effacé des mouvements français au cours des vingt dernières années.

 

Lâcher à la barre fixe en salto arrière tendu avec une vrille et demie, le « Def » va-t-il de nouveau être intégré au mouvement d’un gymnaste français ? Seul l’avenir le dira mais Anthony Mansard, jeune senior talentueux de 19 ans qui compte déjà une médaille européenne à cet agrès, pourrait bien le remettre au goût du jour.

Créé par Jacques Def en 1981, le « Def » a longtemps été une spécialité française, Philippe Vatuone ayant d’ailleurs décroché une médaille d’argent à la barre fixe aux championnats du monde de Budapest en 1983 en présentant ce lâcher. Gilles Petit, tout comme Stéphane Cauterman l’avaient également réalisé en compétition à la fin des années 1980.

Plus tard, en 2008, Cyril Tommasone, qui ne s’était pas encore spécialisé aux arçons, maîtrisait également le « Def ». Il fut l’un des derniers gymnastes français à le présenter en compétition.

Emilie Le Pennec, le Def doré

Un lâcher emblématique, également rendu célèbre par Émilie Le Pennec, qui avait marqué les esprits en remportant le titre olympiques aux barres asymétriques lors des Jeux d’Athènes en 2004 avec cet élément dans son mouvement. Une performance historique qui reste encore aujourd’hui dans les annales. Côté GAF, Isabelle Severino et Youna Dufournet l’ont également présenté en compétition, tandis que Léa Marques l’a réalisé à l’entraînement.

Le Def face à l’ère des Kovacs

Mais depuis deux décennies, le « Def » a fini par disparaître des mouvements français, au profit des doubles rotations arrières de type Kovacs (Kovacs, Kolman, Cassina) qui ont pris le dessus sur les apprentissages. Et même si le « Def », de fabrication française, se travaille toujours dans les salles d’entraînement, il n’est plus réalisé par les gymnastes français lors de compétitions officielles.

Médaillé de bronze européen à la barre fixe en mai dernier à Leipzig, Anthony Mansard, qui a commencé à le travailler la semaine dernière parvenant à le rattraper dès la deuxième séance, vient donc de s’attaquer à un monument français. Reste à savoir si les choses se concrétiseront un jour en compétition, mais quoi qu’il en soit, voir un gymnaste français s’attaquer à nouveau au « Def » ravive une part de l’histoire de la discipline.

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