Ancienne pensionnaire du pôle de Marseille, Samira Zaïa Abdoulaye (18 ans) donne de ses nouvelles, trois ans après avoir quitté le haut niveau. Elle revient avec sincérité sur un parcours marqué par les blessures, un départ difficile du pôle et une reconstruction progressive. Entre gymnastique, tumbling, études et un engagement associatif profond, tourné vers l’aide aux plus vulnérables, elle raconte comment elle a su se réinventer et trouver un nouvel équilibre.

Spot Gym : Tu as quitté le pôle de Marseille en juillet 2022, peux-tu revenir sur les circonstances de ce départ ?

Samira Zaïa Abdoulaye : Ce n’était pas ma décision mais celle de la Fédération. Je me blessais beaucoup et je n’avais plus forcément de résultats, donc la fédération a estimé que je devais quitter le pôle. C’est quelque chose que j’ai eu beaucoup de mal à accepter et à digérer.

Après ton départ du pôle, comment s’est passée la suite ?

Quand j’étais au pôle, je faisais ma seconde via le CNED. Après mon départ, je suis rentrée en première générale dans un lycée à Marseille et j’ai repris une vie plus « normale », avec un rythme classique. J’ai essayé de reprendre un peu la gymnastique, mais à ce moment-là, j’avais encore beaucoup de douleurs liées à mes blessures.

J’ai fait énormément de kiné pour soigner ma hanche et mes chevilles, mais dès que je tentais de m’entraîner, les douleurs revenaient. J’ai donc rapidement arrêté.

Et puis tu es finalement revenue à la gym plus tard…

Oui. Un an et demi après mon arrêt, en décembre 2023, j’ai repris au club de Saint-Giniez. Emilie Roy, qui était mon entraîneure au pôle de Marseille, y entraînait après la fermeture du pôle. J’y ai retrouvé certaines de mes anciennes copines du pôle et c’était vraiment génial.

Cette reprise m’a aussi permis de me réconcilier avec la gymnastique. Il n’y avait plus de pression, plus d’enjeu de résultat. Je m’entraînais pour le plaisir, entourée de personnes que je connaissais bien, avec qui je m’entendais très bien et ça m’a aidée à tourner la page et à mettre un point final à un chapitre de ma vie qui s’était terminé en queue de poisson.

Que veux-tu dire par là ?

Mon départ du pôle ne s’était pas fait comme je l’aurais souhaité. Ce n’était pas mon choix et j’ai appris que je quittais le pôle… par les réseaux sociaux, sur un compte de gym. Le choc a été brutal. Violent même. Personne ne m’en avait informée avant, même pas mes entraîneurs. J’en garde un souvenir assez douloureux.

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