CALENDRIER DE L’AVENT
Que deviennent-ils ? Que deviennent-elles ?
Mercredi 10 décembre – Jour 10
À l’occasion du calendrier de l’Avent, Spot Gym vous propose de retrouver celles et ceux qui ont raccroché les maniques. Une série de 24 interviews exclusives à découvrir chaque jour dans notre espace Premium. Pour ce dixième jour de décembre, prenons des nouvelles de Youna Dufournet, l’une des plus grandes gymnastes françaises.

Youna Dufournet (32 ans), médaillée européenne et mondiale, a marqué l’histoire de la gymnastique française. Neuf ans après l’annonce de la fin de sa carrière, elle donne de ses nouvelles. Carrière, parcours professionnel, elle se dévoile comme elle l’a rarement fait. L’occasion également de revenir sur le conflit qui touche son ancien club d’Avoine-Beaumont, après la parution du livre de Kaylia Nemour, et d’évoquer son passage dans Intérieur Sport il y a une dizaine d’années. Un reportage qui refait parler de lui aujourd’hui.
Spot Gym : Tu as arrêté ta carrière en 2016, il y a 9 ans maintenant, qu’as-tu fait entre temps d’un point de vue scolaire et professionnel ? Comment s’est déroulée et organisée ta reconversion ?
Youna Dufournet : Quand j’ai arrêté en 2016, je suivais déjà des études de communication. À l’époque, j’étais en contrat de professionnalisation avec l’entreprise Vivendi. Quand j’ai choisi d’arrêter ma carrière, j’ai pu continuer de bénéficier d’une alternance au sein de Vivendi, ce qui a été une grande chance pour moi et d’avoir une continuité dans mon projet professionnel. En 2017, j’ai intégré une licence en communication et webmarketing, toujours en alternance avec Vivendi.
Ensuite, j’ai eu envie de partir de Paris. J’avais envie de découvrir une autre ville, un autre environnement. J’ai rencontré quelqu’un à ce moment-là, ce qui a un peu déterminé la suite que je voulais donner à ma vie, et je suis partie m’installer à Lyon, où je vis toujours.
À mon arrivée à Lyon, j’ai intégré un master en communication publique et politique, et j’ai effectué un stage de 6 mois chez GL Events, l’une des plus grosses entreprises leader dans l’évènementiel. Mon stage s’est super bien passé et il m’a permis de découvrir le monde de l’évènementiel.
J’ai été diplômée en plein Covid, c’était en mars 2020, et à cause de la pandémie et du confinement, notre école nous avait permis de faire un stage de 6 mois, à l’issue de notre diplôme afin de nous permettre d’acquérir un peu plus d’expérience en entreprise. J’ai donc pu bénéficier de ce dispositif pour faire un stage dans une autre agence basée sur Lyon, TBWA. Cette fois-ci, je n’étais plus dans le domaine de l’évènementiel mais dans les relations presse et social média.
À l’issue de mon stage, j’ai été embauchée début janvier 2021 dans une agence de relations presse toujours sur Lyon, mais au bout de 6 mois, je me suis rendue compte que ça ne me convenait pas. Travailler dans les relations presse n’était pas un métier qui me plaisait. Je ne m’éclatais pas du tout dans ce que je faisais, je préférais l’évènementiel, et j’ai démissionné pour rejoindre de nouveau GL Events qui m’a proposé un poste. J’y suis restée pendant 5 ans. J’ai d’abord été chef de projet évènementiel avant de passer directrice de projet évènementiel. Et en avril dernier, j’ai été embauchée par la concurrence, MCI Groupe où je suis toujours. J’occupe le poste de directrice de projet évènementiel. C’est un métier qui bouge beaucoup, qui demande beaucoup de réactivité et c’est vraiment quelque chose qui me plaît et qui me correspond.
Quand tu as annoncé ta fin de carrière en 2016, as-tu continué la gym après ?
En 2016, j’ai d’abord complètement arrêté. J’ai vraiment eu besoin de ne plus faire de gymnastique, de ne plus rentrer dans une salle de gym. J’avais besoin de découvrir autre chose, de passer à autre chose, de rencontrer de nouvelles personnes, de m’ouvrir l’esprit. Donc j’ai complètement arrêté.
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