Ils sont méconnus du grand public mais partagent tous la même passion pour la gymnastique. Portrait de club : la rubrique qui part à la rencontre des passionné.e.s qui évoluent hors du circuit haut-niveau.
Notre tour des clubs nous emmène à Mérignac, aux portes de Bordeaux, à la rencontre d’Elsa Viala (20 ans), membre de l’équipe Top 12 mérignacaise. Si son entrée en pôle n’a pas abouti par le passé, elle a su rebondir pour poursuivre son histoire gymnique autrement, avec la même passion. Jusqu’à ce qu’une blessure au coude vienne tout remettre en question. Interview d’une gymnaste résiliente, qui n’a jamais rien lâché.

Spot Gym : Elsa, commençons par le début. Peux-tu revenir sur tes débuts en gymnastique ?
Elsa Viala : J’ai commencé la gymnastique à l’âge de 2 ans au club de Mérignac. J’ai toujours baigné dans ce milieu, car mon père est entraîneur GAM au club et ma mère a également pratiqué la gym. Je crois que je tiens ma passion d’eux (Rires). Ensuite, je suis partie trois ans à Boulazac, de 2015 à 2018. Ce furent de très belles années qui m’ont permis d’évoluer. Puis je suis revenue à Mérignac, où je suis toujours aujourd’hui.
Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre Boulazac ?
À ce moment-là, il n’y avait pas beaucoup de gymnastes de mon âge qui avait mon niveau. Lors de stages régionaux, l’entraîneur de Boulazac m’avait proposé de venir m’entraîner là-bas, avec la perspective d’entrer en pôle par la suite.
Je me suis entraînée pendant un an avec cet objectif, mais je n’ai malheureusement pas été retenue. Comme je me sentais bien à Boulazac et que je progressais, j’ai décidé d’y rester encore deux ans. Puis le manque de ma famille s’est fait ressentir et j’ai donc choisi de revenir à Mérignac.
Tu avais su pourquoi tu n’avais pas été retenue pour entrer en pôle ?
Au moment des sélections, j’étais blessée. Et puis, quand j’étais petite, je n’étais pas une gym très « propre », donc je pense que cela n’a pas joué en ma faveur. Mais au final, j’ai eu un parcours un peu différent qui me convient très bien aussi.
Forcément, j’ai été déçue au début, surtout que je m’entraînais énormément, jusqu’à 28 heures par semaine à l’époque, avec cet objectif en tête. Quand j’ai appris que je n’étais pas prise, je me suis dit : « tout ça pour ça ? »
Avec le recul et la maturité, j’ai relativisé. Aujourd’hui, j’ai la chance de continuer à m’entraîner, de m’épanouir et de matcher en Top 12. Ce sont aussi de très belles choses. Je n’ai aucun regret.

Ces dernières années ont été compliquées pour toi, notamment avec une grosse blessure au coude. Peux-tu revenir sur les circonstances de cette blessure ?
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