Top 12 GAM (J1) : Julien Gobaux, “le plan P” sur un pied

C’est le monsieur points de l’équipe de Monaco. Celui qui affiche des statistiques parfaites. Qui remporte tous ses duels. Mais pour la première journée du Top 12 masculin, L’Etoile de Monaco devra faire sans lui. La faute à une blessure à la cheville contractée, en septembre dernier, lors d’un test de sélection France pour les championnats du monde.

Il est sur la feuille de match mais ne devrait pas monter sur les agrès ce samedi 12 février à l’occasion du premier match de la saison, opposant Montceau-Les-Mines à son club de Monaco. Victime d’une grosse entorse avec distorsion des ligaments internes et externes à la suite d’une mauvaise réception sur une diagonale au sol au tout début de la saison, Julien Gobaux se remet doucement et n’est pas prêt pour ce premier rendez-vous compétitif de l’année. “J’ai repris l’entraînement mais pas suffisamment pour pouvoir être opérationnel samedi. Surtout que ma cheville a mis du temps à se consolider, ce qui a retardé sa guérison, la rééducation et le retour à l’entraînement” , explique le champion de France en titre au concours général avant d’ajouter : “Dès le départ, les délais ont été rallongés. Donc c’était mal parti ! J’ai commencé par porter une botte pendant un mois et demi, puis j’ai repris 3 semaines derrière ! Au total, j’aurai gardé la botte plus de 2 mois.”

La botte enlevée, Julien Gobaux a ensuite pu entamer sa rééducation au niveau de la cheville puis reprendre l’entraînement. Progressivement. “J‘ai repris un peu tous les agrès, mais je suis loin d’avoir retrouvé mon niveau d’avant blessure” , explique-t-il. “Et puis, au sol et au saut, je galère ! Et je ne peux faire aucune sortie sur le dur…” Donc forcément, pour le premier match Top 12 de la saison, il sera trop juste pour être aligné. “S’il y a un gros besoin, je pourrai proposer quelque chose, mais je suis vraiment le plan D, E, voir même le plan P” , sourit-il. “Mais honnêtement, il n’est vraiment pas prévu que je passe, je n’ai même pas encore complètement récupéré mes amplitudes au niveau de ma cheville.”

Un retour à la compétition qui n’est donc pas pour tout de suite pour celui qui n’est pas épargné par les blessures. Mais malgré les coups d’arrêt répétés, il parvient toujours à revenir et à s’imposer. Solide comme un roc. Mais à force, tout ceci puise de l’énergie et ça joue sur le moral. “Au début, je ne cache pas que c’était dur. Tu te prépares pendant des mois pour les championnats du monde et tu te blesses sur une réception de diagonale à cause d’une erreur technique. C’était difficile à encaisser. Et puis après tu relativises, tu n’as pas d’autres choix de toute manière, et tu apprends à travailler autrement. Tu profites de ces périodes pour pallier à d’autres faiblesses. Tu bosses des choses que tu n’as pas le temps de bosser en temps normal. Et tu t’entoures des bonnes personnes pour avancer et te remettre sur pied” , confie-t-il.

Aujourd’hui, il poursuit donc sa rééducation, à raison de trois séances de kiné par semaine. En parallèle, il reprend ses marques et retrouve des sensations à l’entraînement. Sans toutefois brûler les étapes.  “Je ne veux pas aller trop vite car je veux consolider ma cheville avant tout. Le but n’est pas de me précipiter pour traîner une douleur. Je veux me remettre sur pied avant tout, à fond, et ne plus avoir après à me préoccuper de ma cheville” , éclaire-t-il. “Je commence à avancer dans l’âge, j’ai 30 ans, ma récupération n’est plus la même qu’avant, donc je me dois de prendre soin de mon corps qui est mon outil de travail. Alors reprendre trop vite pour traîner une douleur à la cheville ou une faiblesse  qui fera que ça pourra repéter à tout moment n’est pas la solution. Je préfère faire les choses bien.”

Avec l’expérience, Julien Gobaux avance sans précipitation. Loin de la fougue de sa jeunesse qui aurait pu lui faire vouloir griller quelques étapes. Alors, même si c’est long, il ne perd pas patience et attend son heure de retour à la compétition. Un retour qu’il a hâte de célébrer. De savourer. Et même si “c’est dur de manquer la première journée de championnat avec mon club, le retour ne sera que meilleur…”, conclut-il.

 


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