L’interview croisée de Raphaëlle Letort et Keylia Doquoy

Raphaëlle Letort et Keylia Doquoy ont intégré le projet élite du club de Combs-La-Ville la saison dernière. Photo Charlotte Laroche

Elles sont les jeunes pousses de l’équipe Top 12 de Combs-La-Ville. Raphaëlle Letort (14 ans) et Keylia Doquoy (13 ans) ont fait le grand saut lors de la première journée de championnat face à Schiltigheim. À la veille du match face à Saint-Etienne, elles se prêtent au jeu de l’interview croisée.

Spot Gym : Raphaëlle, Keylia, vous êtes les deux plus jeunes de l’équipe de Combs-La-Ville, faisons un peu plus connaissance. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours en gym ? 
Keylia Doquoy : J’ai commencé la gym toute petite. En fait comme ma mère est entraîneur, je vis un peu dans un gymnase depuis que je suis petite ! Mais sinon j’ai vraiment débuté vers l’âge de 3-4 ans au club de Combs-La-Ville. Ensuite, à mon entrée en Cinquième, donc l’année dernière, j’ai intégré le projet élite et depuis je m’entraîne 28 heures par semaine.

Raphaëlle Letort : J’ai commencé la gym à l’âge de 4 ans à Melun. J’ai fait 2 ans de loisirs puis j’ai commencé les compétitions à l’âge de 6 ans. Ensuite j’ai intégré le groupe pré-pôle de Meaux avant de venir sur Combs-La-Ville. Et là ça fait 3 ans que je suis sur Combs-La-Ville et comme Keylia, j’ai intégré le groupe élite l’an dernier, à mon entrée en cinquième.

Quel est en quelques mots votre profil gymnique ? Quels sont vos agrès forts ? Vos agrès un peu plus faibles ? 
Keylia Doquoy : Mon agrès faible sont les barres… Ce n’est pas forcément l’agrès que je n’aime pas mais c’est surtout l’agrès qui me fait le plus peur.

Raphaëlle Letort : Pour ma part, il n’y a pas d’agrès que je n’aime pas mais au saut je suis moins à l’aise. Sinon mon agrès fort sont les barres. Je fais beaucoup de choses et je me sens en confiance du coup. Et sinon, j’aime beaucoup la poutre aussi.

Keylia Doquoy : Avant le sol était un agrès que j’aimais beaucoup, car je me sentais bien mais là j’ai un peu perdu confiance. L’agrès que je préfère est la poutre. Je ne peux pas expliquer pourquoi mais c’est vraiment un agrès que j’aime beaucoup.

Raphaëlle Letort. Photo Charlotte Laroche

Vous êtes très copines toutes les deux, c’est une force pour vous d’être en binôme à chaque entraînement ? Êtes-vous également très proches dans la vie de tous les jours ?
Keylia Doquoy : En fait, on passe toutes nos journées ensemble ! On se voit à la gym, au collège, le mardi soir Raphaëlle vient dormir à la maison donc on est vraiment tout le temps ensemble. Ce n’est pas uniquement dans le contexte de la gym. On se comprend sans se parler, on se comprend uniquement en se regardant, et ça c’est quelque chose qui est important. On sait quand l’autre a besoin de parler, où si au contraire, elle veut rester tranquille. On se connaît par coeur. Raphaëlle sait ce qui peut me faire rire ou sait comment faire pour me remonter le moral, c’est une vraie amie et on sait qu’on peut compter l’une sur l’autre.

Raphaëlle Letort : On est très soudées et il n’y a pas de concurrence entre nous. C’est une force d’être à 2, car on se pousse, on s’encourage. On se comprend, et quand on a besoin on se fait des blagues pour se détendre (Rires).

Vous avez disputé votre premier match Top 12 face à Schiltigheim en mars dernier, comment l’avez-vous vécu ? 
Keylia Doquoy : C’était incroyable ! J’étais un peu stressée au début mais les grandes étaient là pour me parler et me rassurer ce qui a permis d’enlever un peu de stress. Et puis je me suis dit que c’était mon moment et qu’il fallait que j’en profite donc c’est ce que j’ai fait. C’était une super expérience ! J’ai adoré cette première fois ! En plus j’ai remporté mon duel à la poutre donc j’étais super contente surtout que mon adversaire avait déjà fait des Top 12.

Raphaëlle Letort : Comme Keylia, j’étais en panique totale ! Rien n’allait quasiment avant la compétition ! Et puis après il y a Clara, Camille et les autres grandes de l’équipe qui sont venues me parler et elles m’ont remise en confiance. Après tout s’est bien passé, j’ai fait une belle compétition donc je suis contente. L’ambiance était géniale. Je suis passée aux barres, à la poutre et au sol et j’ai gagné mon duel à la poutre. Au sol, j’ai perdu mon duel face à Alisson Lapp mais d’un seul petit dixième, alors c’est rageant de perdre de si peu mais encourageant.

Vous avez toutes les deux remporté un duel, ça fait quoi ? 
Keylia Doquoy : Ça fait plaisir ! On se dit qu’on a apporté un peu d’aide à l’équipe.

Raphaëlle Letort : Le stress redescend complètement après le passage et on est fière de voir qu’on a gagné. Forcément pour un premier Top 12, ça fait plaisir.

On a vu les grandes être très présentes à vos côtés, on les a vues vous soutenir, ce soutien est important ? Qu’est-ce qu’elles vous disaient ? 
Keylia Doquoy : Oui c’est très important. Elles me disaient de me faire confiance, de prendre plaisir car c’était mon tout premier Top 12.

Raphaëlle Letort : Oui c’est très important et ça fait du bien. Elles me disaient de faire comme à l’entrainement, de me faire plaisir surtout et de me donner à fond.

Keylia Doquoy. Photo Charlotte Laroche

Vous allez disputer votre deuxième match ce samedi face à Saint-Etienne, comment vous sentez-vous ? 
Raphaëlle Letort : Je me sens un peu moins stressée car on a déjà fait une rencontre, donc on sait ce que c’est. Mais c’est quand même face à Saint-Etienne là qu’on rencontre donc je suis quand même assez stressée (rires). Saint-Etienne, c’est une grosse équipe !

Keylia Doquoy : Saint-Etienne a une équipe avec des filles qui matchent en équipe de France ou qui sont en pôle, donc le niveau n’est pas le même ! Forcément ça apporte un peu de stress.

Raphaëlle Letort : Mais même si on est stressées, on est pressées d’y aller surtout qu’on rajoute des éléments. Et puis là on part en déplacement, on va dormir à l’hôtel, c’est pas pareil que le premier match…

Keylia Doquoy : Oui on aura un peu plus de stress car face à Saint-Etienne, on n’est pas à la maison. Pour le premier match, on était dans notre gymnase, devant nos familles, donc forcément ça rassure un peu. Mais on est pressées de faire cette rencontre. Stressées mais pressées !

 

 

 

 

 

 

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