La Flamme olympique a débarqué à Marseille, cité fondée par les grecs il y a 2 600 ans, comme un symbole, comme un trait d’union. Autre trait d’union de Laure à Olympie, à Florent à Marseille, la Méditerranée aura uni la famille Manaudou recevant et brandissant le feu olympique. Ils sont parmi les premiers, d’11 000 autres connus, reconnus ou inconnus à parcourir les 5 continents pour transmettre ce symbole, d’aventure en aventure, de train en train, de port en port.

Laure Manaudou et Loris Frasca… ils étaient 2. Deux français et parmi eux un gymnaste. L’antibois de Lorraine a été désigné pour porter la flamme à Olympie, expérience unique et inoubliable, comme il l’a déjà confié à SpotGym.

Derrière lui de nombreux sportifs, de nombreuses personnalités qui font la renommée de la France se succèderont 200 mètres par 200 mètres. Mais le relais de la flamme c’est aussi l’occasion de mettre à l’honneur une multitude d’anonymes, engagés et passionnés. Ceux qui font la vie locale, la vie associative, la vie sociale. 200 mètres c’est court et c’est long, 200 mètres où il faudra apprécier, réaliser, profiter.

Une flamme olympique guidée par les symboles
Les symboles essaimés par le COJO dans le cadre du cheminement de Olympie à Paris seront comme un jeu de piste. Laure Manaudou qui reçoit la flamme, à quelques kilomètres de la ville qui l’a vue triompher il y a 20 ans, son frère qui lui rend la pareille à Marseille où il s’entraîne.

Marseille, ville fondée par les Grecs venus de Phocée, est la première ville française atteinte par le flambeau.  Le feu qui traverse la mer, avant de fouler la terre ocre de la piste d’athlétisme, tout cela ne manque pas d’air !

Le fameux trois-mâts fin comme un oiseau, les voiles hissées haut met le cap au bas de la Canebière. Le Belém, un des plus anciens navires encore en état de naviguer est sorti des chantiers de Nantes en 1896… Année des premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne. Des symboles, toujours des symboles, une véritable chasse au trésor, pour préparer les jeux Olympiques.

Le 8 mai 2024, Marseille, ville de sport, ville de gymnastique… Sheyen Petit s’y prépare en vue de Paris 2024. Et si les couleurs olympiques n’ont pas encore recouvert la Cité Phocéenne, les travaux battent leur plein « ça construit, certains endroits se ferment, se préparent. J’ai hâte que ça arrive. »

Lancer les festivités de Paris 2024 par Marseille est un symbole « À jamais les premiers ». La gymnaste évoque ce que ce spectacle lui inspire : « C’est de moins en moins un rêve, plus une réalité, je pense que j’ai réussi à prendre du recul sur cet événement, mais ça devient vraiment concret, cela fait des années qu’on l’attend la flamme, on attend les Jeux chez nous. On a travaillé si fort pour cela ». Marseille, 2ème ville de France, Marseille ville de sport et d’exaltation, d’enthousiasme et d’excès, Marseille, ville de gymnastique. Jusqu’à l’an passé le pôle France faisait les beaux jours de la gymnastique française, et exportait la ville à travers le monde, ou bien l’accueillait lors de l’annuel Elite Gym Massilia. La Gymnastique aurait du être au cœur des animations, la gymnastique aurait du être fière de participer et d’animer cette arrivée historique. « C’est sûr, ça aurait été un honneur, une fierté d’être de la fête. Ça fait maintenant un an que le pôle a été fermé, à l‘époque on n’y pensait pas, mais c’est vrai, ça aurait été chouette », regrette Sheyen, et avec elle, beaucoup devrait le regretter, ou au moins penser à tout ce qui y a été construit.

Sheyen Petit, championne de France au sol. Photo Sarah Ladot

Si elle ne prend pas part directement au relais de la flamme, elle imagine qu’elle aurait aimé la recevoir et la transmettre certainement à un sportif qui l’inspire, avec qui elle pourrait partager les valeurs et le parcours, chez qui elle se retrouve. Elle garde les noms pour elle, mystérieuse et envoutante Sheyen.

Marseille première étape, premiers « éclaireurs » comme ont été surnommés les porteurs de flamme, puis une course contre la montre à travers la France métropolitaine mais aussi d’outre-mer, à travers les 5 continents… les sports olympiques mis à l’honneur, à chaque territoire sa fédération en charge d’organiser le fameux relais collectif de la Flamme. Et des éclaireurs désignés par des partenaires commerciaux (Coca Cola, Banque Populaire, Caisse d’Epargne), les partenaires territoriaux, le mouvement sportif, ou de simples candidatures individuelles, ou parmi les volontaires olympiques et paralympiques … parmi ces éclaireurs, la gymnastique va briller.

Des gymnastes reconnus, des bénévoles engagés : trait d’union du club à l’olympisme
Certains se sont annoncés via leurs réseaux sociaux à l’aide d’un visuel très charté et encadré, d’autres noms ont été révélés par la presse ou les partenaires, enfin certains se sont faits plus discrets et c’est le bouche-à-oreille qui a révélé leur nom, et probablement qu’il doit y avoir encore des secrets bien gardés qui pourraient abonder une liste que l’on aimerait exhaustive.

La première gymnaste à porter la flamme olympique l’a fait à Marseille ce jeudi 9 mai, et a été nommée Capitaine du relais de la Flamme de l’Etat et consacré à l’Europe (il y en aura 5 en tout). Elle est la capitaine de l’équipe ukrainienne de Gymnastique Rythmique : Maria Vysotchanska. Une Ukrainienne, capitaine d’un relais qui se veut européen, un énième symbole, une affirmation politique. Des relais collectifs pour la gymnastique, on le sait, il y en aura deux, Emilie Le Pennec (Poitiers le 25 mai) et Elvire Teza (La Réunion le 12 juin) en seront les meneuses, éclaireuses de talent et de renom (lire ici).

Avant et après des gymnastes d’hier et d’aujourd’hui, des bénévoles engagés dans les clubs de gymnastique depuis hier et jusqu’à demain ou après-demain, ont été désignés. Certains se sont portés candidats, mais l’humilité dont ils font preuve les rend rares. Souvent ils ont été désignés par des structures qui reconnaissent leurs performances, leur engagement, leur rayonnement, leur essentialité dans la société.

Si le COJO a fait en sorte que la parité soit respectée dans les profils des éclaireurs, force est de constater que la gymnastique est une fédération féminine à l’extrême et cela se ressent dans l’identité des personnes choisies.

Le 12 mai c’est le champion d’Europe junior de 1998, deux fois olympiens 2000 et 2004, Florent Marée qui se lancera à Istres dans un relais qui reliera Cassis et Arles à travers les Bouches du Rhône. Sa candidature est poussée par le directeur d’agence Orange (partenaire prémium) dans laquelle il travaille, grâce à son parcours sportif et olympique. Le chemin est si long qu’il avait presque failli oublier. Mais finalement « la boucle s’est bouclée, quand on m’a prévenu, j’ai été très surpris, très content, et je suis très fier d’avoir été désigné ». Après Sydney et Athènes, ce sera une « troisième participation olympique, de manière indirecte ».

Cette fois, ce sera sous le regard plein d’étoiles de ses enfants, de sa famille qui aura la chance d’être présente, également ses collègues de travail. En 2000, il n’avait pas 20 ans, il n’avait pas conscience de son potentiel exceptionnel, « cette sensation de passer à côté de mes Jeux Olympiques m’a permis de me remettre en question pour participer une seconde fois comme gymnaste. » Cet état d’esprit de résilience est ce qui caractérise l’esprit olympique de celui que l’on surnomme Bob. Aujourd’hui, il va tout faire pour « kiffer ce moment, sportivement ce ne sera pas compliqué. Alors ce qui est important c’est de profiter, de transmettre la fierté à mes enfants et de le vivre très simplement à mon image ».

Florent Marée en Top 12 avec le club de Vallauris. Photo Pierre Becqueville

Dans ses mots, Florent respire cette simplicité, l’importance du partage, de la bienveillance, du vivre ensemble, comme on aime le vivre à La Réunion. Et s’il devait recevoir la flamme d’un illustre personnage ce serait Nelson Mandela pour toutes les valeurs qu’il incarne, au-delà de l’esprit olympique, il fédère, il rassemble.

Mais il n’oublie pas la gymnastique, et l’actualité se rappelle à son esprit. 26 ans après son sacre européen à Saint Pétersbourg, un autre réunionnais d’Antibes lui succède, comme un symbole il aurait aimé pouvoir lui transmettre la flamme olympique, alors que la flamme de la gymnastique brule déjà ! « Anthony Mansard c’est lui l’avenir ». 

Ce même jour, Yann Cucherat, manager de la préparation des jeux Olympiques, futur directeur de l’ANS (il devrait succéder à Claude Onesta à l’issue des JOP de Paris), mais c’est surtout en tant quadruple olympien, et multiple médaillé européen et mondial, figure fondamentale de la gymnastique et du sport français qu’il tiendra le flambeau olympique, avant, ou après son coéquipier antibois.

Le 24 mai c’est du côté de Cognac que l’on retrouvera le vice-champion du monde d’aérobic 1999, Olivier Florid. Cet enseignant en CM2 doit sa nomination à sa conseillère de la Banque Populaire (partenaire de la flamme) qui, connaissant son parcours, lui a proposé de candidater. « Depuis 4 ans, je travaille avec la Banque Populaire, dans un projet professionnel avec mes élèves. Nous suivons les grandes courses de bateaux autour du monde, c’est un prétexte pour réaliser des travaux mathématiques. La Banque Populaire est partenaire d’Armel Le Cléac’h et ainsi nous avons monté des projets autour de ces grands bateaux ». Le rêve olympique il l’a frôlé. « L’aérobic sportive était pressentie pour être à Sydney, la Fédération avait un projet fort, nous avons été installés à l’INSEP et finalement c’est le trampoline qui a été olympique. Quelque part j’ai toujours eu l’esprit olympique dans le cœur. Aujourd’hui il éclot. » A travers ce relais qui partira de l’espace X’eau, il veut montrer aux jeunes un élan alors qu’ils sont « englués parfois dans leurs écrans et vidéos, que le sport permet de partager ». C’est également l’occasion pour lui de montrer le courage et la ténacité des sportifs « souvent on ne parle que de nos résultats, bons ou mauvais, sans évoquer le travail et les sacrifices que l’on fait ». Il aurait aimé recevoir la flamme d’un certain Ayrton Senna, décédé il y a 30 ans. Un sportif qui l’a guidé comme une idole. De façon plus raisonnable et réalisable, Olivier voudrait partager un bout de cette expérience unique et olympique avec « Christophe qui portera aussi la flamme en Charente. C’est un pilote automobile qui a été opéré du coeur dans sa jeunesse. On lui avait dit qu’il ne pourrait pas faire de sport. Il a démontré qu’avec de l’abnégation on pouvait aller plus loin, plus fort. » Un relais du coeur par excellence.

Des femmes et des championnes inspirantes : trait d’union entre hier et aujourd’hui
Le 1er juin c’est en Ille et Vilaine que la flamme circulera. Parmi les éclaireuses, un visage bien connu des rennais, des amis de la gymnastique féminine et surtout une figure de la gymnastique acrobatique. Sandrine Vacher-Bouvet, membre de l’équipe de France GAF, puis tumbling dans les années 80, elle s’illustre aujourd’hui au club du Cercle Paul Bert de Rennes et de l’Equipe de France comme une référence dans l’entraînement de Gymnastique Acrobatique. Cette discipline elle l’a découverte par hasard, lorsqu’elle a basculé dans le tumbling, un coup de foudre immédiat. Si Sandrine Bouvet n’a pas connu les Jeux Olympiques dans sa carrière de gymnaste, elle a connu les plus grandes compétitions (Jeux Mondiaux) comme entraîneurs GAc. Quand elle a appris qu’elle porterait la flamme, marrainée par la Direction des Sports pour le partenaire Coca-Cola, elle ne s’est « pas du tout rendu compte, maintenant tout le monde en parle, c’est cool, ça prend vie au fur et à mesure. Mais je n’ai pas pris la mesure de l’événement du tout. Moi qui n’ai pas participé aux Jeux Olympiques comme sportive, c’est un peu pour boucler la boucle. Ça fait partie des valeurs du sport. C’est très important. »

Et si les 200 mètres à parcourir ne sont pas un obstacle insurmontable, elle attend de connaître l’heure et le lieu exact où elle sera officiellement l’éclaireuse. « Il faut rester concentrer, ne pas trébucher. Ça va passer très vite, ce sera un moment important. » D’autres noms de l’acrobatie rennaise, très en verve, circulent pour accompagner Sandrine, mais rien n’est encore confirmé. Le Cercle Paul Bert Sport Acro pourrait être encore à l’honneur dans les rues bretilliennes.

L’entraîneure quant à elle s’imaginerait bien recevoir la flamme d’une certaine Nadia Comaneci. « C’est grâce à elle que je suis rentrée dans un gymnase, c’était en elle que je puisais l’inspiration », pour la transmettre comme un symbole à ses enfants, comme une mère transmet la vie, comme une mère transmet l’amour, comme une mère transmet les valeurs.

A Rouen c’est Chantal Seggiaro-Nallet, olympienne en 1976, présidente du club rouennais et engagée au Comité Olympique dans la commission « Violences et Discriminations ». Si elle sera seule à courir, elle ne sera pas seule à porter cette torche. Son mari Jean-Claude Nallet, décédé l’été dernier, grande figure du sport français (champion d’Europe du 400 mètres haies en 1971) sera présent dans son esprit. « Je la porterai pour deux et je sais aussi qu’il m’aidera à courir », avoue t’elle sur le facebook du club normand.

Plus au Sud, du côté de la Drôme c’est la championne de France 1992 et olympienne à Barcelone qui a été choisie par le Conseil Départemental dont la présidente fut elle-même gymnaste à Pierrelatte (Marie-Pierre Mouton). Chloé Maigre sera aux côtés d’une des plus grandes cheffes étoilées du monde Anne-Sophie Pic. Si elle a immédiatement accepté, elle ne s’imaginait pas quelle ampleur ça prendrait. « Je ne savais pas que ce serait si grand, je me souviens de 1992, à Barcelone, du haut de mes 16 ans, je ne m’imaginais pas tout le parcours qu’elle faisait avant d’arriver dans le Stade. C’est vraiment un événement énorme, finalement. » Ses amis, sa famille, seront présents pour immortaliser ces 30 minutes qui en paraitront quelques instants, mais « c’est l’événement, l’instant, le symbole qui est important ». Cette flamme comme un symbole pour celle qui avait du renoncer à défiler aux Jeux Olympiques de Barcelone pour soigner une blessure, avant la compétition, elle perçoit l’olympisme comme valeur universelle « le moment qui permet de faire briller tous les sports, y compris les plus confidentiels, les Jeux Olympiques, c’est le moment où au village des jeunes filles comme nous on côtoie les plus grandes stars, on se prend en photo avec des étoiles comme Carl Lewis » … Magique ! Magique comme la gazelle Marie-Josée Pérec de qui la drômoise aimerait recevoir le flambeau « c’est la plus grande athlète de Barcelone, elle représente 30 années de brio aux Jeux Olympiques ».

Dans les Pays de la Loire, ce sera Angélique Poupart, entraîneur à Saint Mars la Jaille, à Vichy, la jeune Alice Naux, engagée dans le jugement, à Metz, la présidente d’un des plus grands clubs de France Marie-Jo Brunet, à Colombey les Deux Eglises l’ancienne gymnaste devenue viticultrice Claire Peligri, à Reims, la bénévole aimée de tous ses disciples Michelle Masson, à Avignon, la jeune rêveuse, et qui attend de pratiquer le handitramp en compétition Estelle Gonzalez, dans les hauts de France l’engagée Mathilde Lensel, tant d’anonymes de la gymnastique qui écriront les plus belles pages de leur engagement sportif, qui courront les plus belles foulées de leur vie, et de l’histoire de la gymnastique en France, quel que soit leur rôle, leur fédération, une passion unique, une passion olympique…L’excellence au service de l’exceptionnel.

Aux côtés des anonymes de la gymnastique, des sportives de haut-niveau ont aussi été désignées, Lorette Charpy à Saint-Etienne, Valentine Pikul chez elle à Albert, Kseniya Moustafaeva à Bourges Célia Serber mais aussi les championnes d’Europe Isabelle Séverino et Marine Debauve. Mais aussi, à Marseille, le vice-champion olympique (1998 – Nagano) de ski acrobatique et créateur des « Etoiles de Sports » Sébastien Foucras, passé par le club de gymnastique de Noisy-le-Grand. Peut-être d’autres, ailleurs, ici ou là, elles et ils seront nombreux à guider fièrement cette flamme, suivez-les, encouragez-les.

Deux centenaires, figures de l’Histoire, trait d’union entre Paris 1924 et 2024
En 1924, le parcours de la flamme n’existait pas. Mais Maurice Châtelet et Mélanie Berger-Volle faisaient déjà leurs premiers pas. Alors ils n’en ont aucun souvenir, mais comme un symbole ils porteront la flamme de 2024. Pour honorer leur engagement associatif ou sociétal, à travers l’Europe, à travers la guerre, à travers le siècle.

Maurice Châtelet, 101 ans en août prochain, parrain des 150 ans de la FFGym, engagé depuis 1947 à Orléans dans l’associatif local, régional, national, celui qui n’a pas l’impression d’être « jeune, ni vieux » celui qui a tout simplement une vie saine et équilibrée, celui qui s’étonne presque de se retrouver comme un « vieillard au milieu de lycéens » sera un éclaireur digne et centenaire le 10 juillet prochain.

Autre centenaire, autre histoire fascinante. Le 22 Juin à Saint-Etienne aux côtés de Lorette Charpy, c’est Mélanie Berger-Volle qui a été choisie. Son lien avec la gymnastique : sa petite fille, Emilie qui a participé aux Jeux Olympiques d’Atlanta. La grand-mère née en 1921 en Autriche est une femme de combat, une figure de la Résistance. Une vie de l’ombre à la lumière, une vie dictée par son envie de changer le monde, une force puisée dans des convictions fortes autour de l’égalité homme femme, une vie rythmée par le sport « j’ai toujours aimé le sport. Mon idéal a toujours été d’unifier le monde. Et les olympiades sont un moment formidable pour faire connaissance avec d’autres êtres humains. » celle qui dit que la seule chose qu’elle a faite c’est d’avoir dit non (NDLR au nazisme) a cette fois dit oui sans hésiter !

Lily Ramonatxo rallume la flamme : trait d’union entre olympisme et paralympisme
Les jeux Olympiques seront clos, et la fête se prépare à repartir, la flamme se rallume, la flamme paralympique, prolonge le rêve, elle continue son parcours dans l’espace, dans le temps, dans les générations. Lily Ramonatxo fixe au loin Los Angeles, mais avant elle touche son rêve olympique et a été choisie par la Métropole de Montpellier, ce qui ajoute « une touche émotionnelle pour moi, je suis née à Montpellier, tout y a commencé, je m’entraîne à Montpellier GRS, au pôle de Montpellier. Quand je l’ai appris, j’ai repensé à la petite fille de 7 ans que j’étais avec déjà les étoiles dans les yeux, devant les JO de Londres ». Un jour, elle a répondu à un « coup de téléphone au sortir d’un gros entraînement, une très bonne nouvelle. Je suis ambassadrice de la métropole depuis 2022, avec notamment des personnalités comme Safi N’Diaye ou Kévin Mayer, pour encore quelques mois, et qu’ils me choisissent au terme de cet investissement avec 8 autres personnalités du sport représente une grande fierté et un grand honneur ».

Lily est une jeune fille avec la tête sur les épaules, elle est totalement investie dans sa carrière, dans le partage des valeurs, éducatives, sportives : « La transmission et le partage des valeurs éducatives du sport est effectivement l’une de mes missions, il me semble, en tant que sportive de haut-niveau. Nos performances dans notre discipline sportive restent très personnelles. C’est ma passion. Mais pour arriver à ces performances, il y a pleins de personnes derrière moi, un entraineur, un club, un pôle, ma famille, des institutions. Il est donc naturel pour moi de m’engager dans la collectivité pour aider à partager les belles valeurs du sport. C’est aussi un moyen de promouvoir ma discipline sportive, le sport féminin, l’inclusion et l’importance de l’école. » Et elle n’oublie pas que les JO, c’est « toujours un espoir d’idéal », malgré les déceptions qui y sont inhérentes. Pour tout cela Lily s’engage à fond, avec enthousiasme et fierté, pleinement jusqu’à décaler un examen universitaire pour l’arrivée de la torche olympique. Olympique, paralympique Lily sera présente et son sourire répondra au soleil méditerranéen de « Lo Clapàs ».

Elle a été choisie pour son engagement auprès des jeunes, pour son brillant parcours, elle a été choisie pour sa personnalité, pour sa jovialité, pour ses valeurs et son excellence et peut être aussi pour l’histoire de toute une famille exceptionnelle et dévouée dans le sport français.

Comme le démontre son envie de partage de ce moment autour de la torche car c’est de sa famille qu’elle aurait voulu recevoir le flambeau. « Caroline Aubert (basket) ou Camille Prigent (kayak) des sportives de haut-niveau de ma famille, mais si j’avais une baguette magique je choisirais mon grand-père, Eric Koechlin. C’était un athlète olympique en kayak et un papi inspirant ! Il aurait été tellement heureux et il sera dans mes pensées durant tout le relais ». L’amour d’une petite fille à son grand-père, lui qui a guidé et adoubé ses premiers pas sur un praticable de GR tant elle y était rayonnante. Et si elle y rayonne c’est aussi grâce à Alexandra Konova, son entraîneur à qui Lily aimerait transmettre ce flambeau. « C’est grâce à elle que je suis arrivée à ce niveau, que cette aventure est possible et avec qui je continuerai après 2024 pour prolonger le rêve ». Alors en route pour l’aventure !

De Marseille à Paris, un classico plus excitant que jamais
A travers ces éclaireurs, on voit la diversité de la gymnastique, sa longévité sa renommée, et surtout la multiplicité des disciplines qui seront presque toutes représentées dans ce relais individuel, mais tellement collectif, ce relais d’une vie. Les souvenirs gravés dans la tête, dans le cœur, mais aussi de façon plus matérielle. Les éclaireurs ne pourront pas garder un exemplaire de la torche, mais ils recevront chacun un « cœur de la torche », l’anneau permettant de réunir les deux parties du flambeau. « C’est le noyau et l’axe de symétrie de la torche », explique le Comité d’organisation des Jeux. Cet anneau sera gravé de trois mentions « Porteur de la flamme, Eclaireur des jeux, Paris 2024 »

Le parcours de la flamme est un avant-goût, un excitant, un stimulant, avant une période olympique qui fera vibrer les passionnés devant la télévision, les chanceux dans les gradins, les engagés parmi les volontaires. Ce relais de la flamme laisse encore une spéculation incroyable… qui allumera la vasque olympique, qui seront les derniers relayeurs, ce 26 juillet 2024 ?

En 2008, on n’a pas oublié le gymnaste Li-Ning, s’envolant dans le nid d’oiseau, tournicotant, dans le ciel pékinois. En 2024, ce ne sera sans doute pas un gymnaste, mais laissons opérer la magie, les surprises, les traits d’union et les symboles !

Quand il n’y aura plus de secret, alors la fête sera ouverte, les Jeux ne seront pas tout à fait faits, mais tout ira bien ! 


Ils vont porter la flamme
09/05 : Maria Vysotchanska Relais collectif de la Flamme Europe Marseille

                  Sébastien Foucras

12/05 : Florent Marée Bouches du Rhône

24/05 : Olivier Florid Cognac

25/05 : Emilie Le Pennec relais collectif de la flamme Poitiers

01/06 : Sandrine Vacher Bouvet Ille et Vilaine

05/06 : Angélique Poupart (Vallée de l’Erdre, Saint Mars la Jaille)

12/06 : Elvire Téza : relais collectif de la flamme La Réunion

19/06 : Estelle Gonzalez (Avignon)

20/06 : Chloé Maigre

21/06 : Alice Naux (La Belleroivoise, juge, Vichy)

22/06 : Lorette Charpy

Mélanie Berger-Volle grand-mère d’Emilie Volle 102 ans

27/06 : Marie Josée Brunet (Metz)

28/06 : Claire Peligri (Colombay les deux Eglises)

30/06 : Michelle Masson (Reims)

02 et 03/07 : Mathilde Lensel (responsable TRA HdF)

04/07 : Valentine Pikul Albert (02)

05/07 : Chantal Seggiaro Nallet « Je la porterai pour deux et je sais aussi qu’il m’aidera à courir », avoue-t-elle en pensant très fort à son mari Jean-Claude, un des plus grands noms de l’histoire de l’athlétisme français (champion d’Europe du 400 m haies entre autres dans les années 1970), récemment décédé.

08/07 : Kseniya Moustafaevé

10/07 : Maurice Chatelet

25/08 : Lily Ramonatxo « C’est un grand honneur et je suis très émue de porter cette flamme paralympique dans la ville où je suis née et où j’ai commencé en club à La Mosson. C’est une grande fierté”. »

Date et lieux non connus

Isabelle Séverino

Célia Serber

Marine Debauve

 

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